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La flat tax (PFU) expliquée simplement

Par L'équipe UniFully5 min de lecture
La flat tax (PFU) expliquée simplement

30 % sur vos revenus du capital : la flat tax simplifie l'imposition mais mérite d'être comprise. Ce qu'elle couvre, et quand choisir le barème.

Vous avez sans doute déjà entendu parler de la flat tax, ou prélèvement forfaitaire unique (PFU). Ces 30 % appliqués aux revenus du capital reviennent partout : dividendes, intérêts, plus-values. Voici ce qu'elle recouvre exactement et comment savoir si elle est vraiment avantageuse pour vous.

Qu'est-ce que la flat tax ?

Instaurée en 2018, la flat tax est un impôt à taux unique sur la plupart des revenus de l'épargne et des placements. Son objectif : simplifier une fiscalité auparavant complexe et rendre l'imposition du capital plus lisible. Un seul taux, quelle que soit votre tranche : 30 %.

Comment se décomposent les 30 % ?

Le taux global de 30 % additionne deux composantes :

  • 12,8 % au titre de l'impôt sur le revenu.
  • 17,2 % au titre des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.).
Exemple : sur 1 000 euros de dividendes, la flat tax prélève 300 euros. Il vous reste 700 euros nets, sans avoir à calculer votre tranche d'imposition.

Quels revenus sont concernés ?

La flat tax s'applique à une large gamme de revenus du capital :

  • Dividendes d'actions.
  • Plus-values de cession de valeurs mobilières (actions, ETF).
  • Intérêts de comptes à terme, obligations, certains livrets fiscalisés.
  • Gains d'assurance-vie (avec des règles spécifiques après 8 ans).

En revanche, les livrets réglementés comme le Livret A ou le LDDS sont exonérés : leurs intérêts échappent à la flat tax.

Peut-on choisir le barème progressif à la place ?

Oui. Chaque année, vous pouvez opter pour l'imposition au barème progressif de l'impôt sur le revenu, à la place de la flat tax. Cette option est globale : elle s'applique à l'ensemble de vos revenus du capital de l'année.

Quand le barème est-il plus avantageux ?

La règle générale : si votre tranche marginale d'imposition est de 0 % ou 11 %, le barème est souvent plus intéressant que les 12,8 % de la flat tax. De plus, l'option au barème ouvre droit à un abattement de 40 % sur les dividendes.

Exemple : un contribuable non imposable perçoit 2 000 euros de dividendes. Au barème, il ne paie que les prélèvements sociaux ; à la flat tax, il paierait en plus 12,8 % inutilement. Le barème lui fait économiser environ 256 euros.

Comment bien décider ?

  • Vous êtes fortement imposé (30 % et plus) : la flat tax est généralement gagnante.
  • Vous êtes peu ou pas imposé : comparez, le barème peut l'emporter.
  • Vous avez beaucoup de dividendes : l'abattement de 40 % au barème pèse dans la balance.

Pourquoi la flat tax a été créée

Avant 2018, les revenus du capital étaient soumis au barème progressif, avec des règles et des abattements variables selon la nature du gain. Le résultat : une fiscalité illisible, où deux placements similaires pouvaient être imposés très différemment.

La flat tax a répondu à un double objectif : simplifier ce maquis et rendre la fiscalité française plus attractive pour l'épargne investie, notamment en actions. Un taux unique, connu d'avance, permet à chacun d'anticiper facilement ce qu'il gardera de ses gains.

Un cas particulier : l'assurance-vie

L'assurance-vie suit ses propres règles, plus douces que la flat tax standard. Après 8 ans de détention, les gains bénéficient d'un abattement annuel (4 600 euros pour une personne seule, 9 200 euros pour un couple) et d'un taux réduit au-delà.

À retenir : la flat tax de 30 % est la règle générale, mais certaines enveloppes comme l'assurance-vie ou le PEA y échappent partiellement. Bien choisir son enveloppe reste le premier levier d'optimisation.

C'est pourquoi la question n'est pas seulement combien vous serez taxé, mais aussi où vous logez votre épargne. Une même somme investie génère un impôt très différent selon l'enveloppe utilisée.

Bien remplir sa déclaration

Chaque année, au moment de la déclaration de revenus, vous retrouvez vos revenus du capital soumis à la flat tax, généralement pré-remplis si vos comptes sont chez un établissement français. Deux réflexes utiles :

  • Vérifiez les montants pré-remplis, surtout si vous avez plusieurs comptes ou courtiers.
  • Comparez rapidement flat tax et barème : cocher la case du barème peut faire économiser un contribuable peu imposé.
Astuce : faites la simulation dans les deux sens une fois par an. L'administration propose souvent un calcul comparatif, mais mieux vaut vérifier soi-même, surtout si vos revenus varient d'une année sur l'autre.

Un choix fait à l'aveugle peut coûter quelques centaines d'euros. Prendre cinq minutes pour comparer est l'un des gestes les plus rentables de votre déclaration.

Questions fréquentes

La flat tax est-elle obligatoire ?

Non, c'est le régime par défaut mais vous pouvez y renoncer chaque année en cochant la case pour le barème progressif dans votre déclaration. Attention, l'option vaut pour tous vos revenus du capital de l'année.

Les prélèvements sociaux sont-ils toujours dus ?

Oui, les 17,2 % de prélèvements sociaux s'appliquent que vous choisissiez la flat tax ou le barème. Seule la part impôt sur le revenu (12,8 %) est concernée par le choix.

Le Livret A est-il soumis à la flat tax ?

Non. Le Livret A, le LDDS et le LEP sont totalement exonérés : ni impôt ni prélèvements sociaux. La flat tax ne concerne que les placements fiscalisés.

En résumé

La flat tax simplifie l'imposition du capital à 30 %, mais le barème progressif reste parfois plus avantageux pour les foyers peu imposés. Vérifiez chaque année. Pour approfondir, lisez la fiscalité des plus-values en bourse et suivez vos revenus imposables avec UniFully.

UniFully est un outil de suivi et de simulation, pas un conseil en investissement.

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